Après la fusillade, tout le monde attendait une réaction du président, Donald Trump. Il présenta ses condoléances le jour même, mais ne cita pas le sujet des armes.

On veut donc savoir si son avis sur le contrôle des armes à feu est toujours le même, après une nouvelle fusillade sur des jeunes en milieu scolaire. Le 15 février 2018, la première réaction du président n’est pas de parler des armes à feu, mais d’accuser les personnes de ne pas avoir prévenus les autorités face aux problèmes psychologiques de Nikolas Cruz. M.Trump invoque donc premièrement une déséquilibre mental, qui serait la source de ses envies de meurtres.

Le lendemain, il se rend au chevet des victimes accompagné de sa femme, Melania Trump. Sauf que leur attitude n’était pas vraiment celle à laquelle s’attendait la population. Sur Twitter, le président poste des photographies où ils posent avec les victimes et le personnel. Jusqu’ici, rien d’anormal. C’est plutôt leur sourire éblouissant et le pouce levé du président qui ont été critiqués par des personnalités ou autres personnes anonymes.



Trois jours après, il évite toujours précautionneusement le sujet des armes et préfère accuser le FBI de ne pas avoir réussi à empêcher le tueur à commettre son massacre malgré les indices qu’ils avaient.

En effet, le service de police a avoué avoir reçu un appel le 5 janvier 2018, signalant le comportement étrange du jeune homme par un proche, ainsi que ses envies meurtrières. Un abonné à Youtube a également signalé le commentaire d’une personne qui fut identifiée comme Nikolas sous une vidéo, où ce dernier avait écrit “I’m going to be a professional school shooter“ (je vais devenir tireur professionnel dans les écoles) , mais ils n’avaient pas régis.
Le jour d’après, en voyant qu’une partie de sa population commence à s’énerver fortement face à son inaction dans le contrôle des armes, le président des États-Unis avoue qu’il serait d’accord pour un contrôle des antécédents de l’acheteur de l’arme plus sévère.
Le 20 février, il évoque son envie d’interdire les bump stock, un dispositif que l’on ajoute sur une arme semi-automatique afin qu’elle fonctionne pratiquement comme une arme automatique. Quand l’arme revient à sa position de début après le recul de l’arme par un ressort dans la crosse, le doigt qu’on ne bouge pas appuie sur la queue de détente et va faire une rafale.

Le recul reprend l’idée de la troisième loi de Newton, qui dit que « L’action est toujours égale à la réaction, c’est-à-dire que les actions de deux corps l’un sur l’autre sont toujours égales et de sens contraires. »

Lorsque l’on tire et que la charge propulsive de la munition va exploser grâce à la poudre, on libère de l’énergie, équivalent à 3000 Joules (une partie utilisée pour la vitesse de la balle, une autre pour actionner le mécanisme). On utilise ici la conservation de quantité de mouvement. La combustion va faire bouger le projectile et l’arme qui ont une énergie cinétique correspondant à :

,qui auront la même quantité de mouvement Q = m.v .
On va trouver deux forces durant cette interaction: Celle exercée par la balle qui est éjectée et celle par la main tenant la crosse. Étant donnée qu’elles ne sont pas face à face, l’arme va pivoter vers le haut, faisant “reculer” l’arme.
Le 21 février, Donald Trump reçoit à la Maison Blanche des étudiants ayant assistés au massacre ainsi que des proches des victimes. C’est lors de cet entretien que le président évoque son envie d’armer 20 % des professeurs qui en auraient l’envie et qui seraient entraînés. Leur arme devrait être dissimulée. Il a également mentionné son accord pour plus de fermeté en ce qui concerne l’âge légal pour obtenir une arme à feu, mais sans vraiment préciser quoi que ce soit. Durant cet entretien, des photographes ont réussi à prendre en photo la petite feuille que tenait le président dans ses mains, une “antisèche” avec quelques questions simples, montrant son manque d’intérêt au ressenti des victimes de Parkland.

Le soir même, la chaîne de télévision CNN organise un grand débat pour que tout le monde, et surtout les proches des victimes puissent s’adresser aux deux sénateurs de Floride. C’est dans une atmosphère électrique qu’ils ont répondu aux questions accusatrices des parents, amis, et même élèves de Parkland. Marco Rubio, sénateur et membre du parti républicain qui assure que « Gun laws would’nt have prevented Parkland » (les lois sur les armes à feu n’auraient pas empêcher Parkland ) a été beaucoup interpellé, notamment par le père d’une jeune fille de 14 ans décédée durant le massacre. « Tell me guns enabled shoot our children « (dites-moi que les armes ont permis d’abattre nos enfants) lui dit-il. Un lycéen quant à lui, lui demande « Can you tell me right now that you will not accept a single donation from the NRA ? » (pouvez-vous me dire maintenant que vous ne recevez plus une seule donation de la NRA ?), sa demande acclamée par le public. Le sénateur se contente de dire qu’il soutient les lois empêchant les tueurs d’avoir une arme, mais ne répond jamais précisément à la question du jeune homme. Ses réponses sont donc huées et sifflées par le public, fort mécontent. Durant ce même débat, la question d’armer les enseignants à aussi été reprise. « Will I have to be formed as a policewoman in addition to educating these children ? » (vais-je devoir être formé comme une policière en plus d’éduquer ces enfants ?) s’indigne Ashley Kurth, un professeur du lycée Marjory Stoneman. Le shérif Scott Israel, qui était intervenu durant la fusillade, est d’accord avec elle : « I don’t think teachers should be to be armed. I think they have to teach. » (je ne pense pas que les enseignants devraient être armés. Je pense qu’ils doivent enseigner).
La porte-parole de la NRA , Dana Loesch, était aussi présente, et souvent sifflée. Et comme le président ou Marco Rubio, elle a esquivé la question des armes pour insister sur le comportement malade de Nikolas Cruz. Ce serait donc, d’après eux, la santé mentale des tueurs le problème réel des tueries, et non les armes.
La NRA (National Rifle Association) est considérée comme l’un des lobbies les plus influents (politiquement parlant) des États-Unis. Elle compte aujourd’hui plus de 6 millions d’adhérents en 2018.
Le 28 février, à la surprise de tous, Donald Trump annonce vouloir mettre en place un plan d’ensemble, qui prendrait des mesures plus strictes sur le contrôle des armes, ce qui ne plairait pas forcément à la NRA. Il se dit également favorable à ce que les policiers puissent prendre provisoirement l’arme d’une personne considérée comme dangereuse, comme dans certains Etats. Ce même jour, deux semaines après la fusillade, les cours reprirent au lycée Marjory Stoneman, mais seulement la demi-journée. 17 secondes de silence ont été prises pour chaque élèves décédé, et des chiens de soutiens émotionnels ainsi que des psychologues furent présents pour soutenir les élèves traumatisés.
Le 1er mars, Chris Cox, directeur de la NRA écrit un tweet disant qu’il ressort d’une réunion avec le président dans le bureau Ovale de la maison blanche, et assure que le président approuve le deuxième amendement et revient sur sa décision de contrôler la vente des armes à feu. Donald Trump ne relève pas cette information, mais le 12 mars, il revient, dans un tweet, sur sa décision d’être majeur pour obtenir une arme.

En clair, le président n’a pas vraiment montré sa volonté de changer les choses, contrairement à d’autres. Le 17 février 2018, soit trois jours après la fusillade a lieu un rassemblement en hommage aux victimes à Fort Lauderdale. Plusieurs personnes, principalement des rescapés de l’attaque présentent leur mécontentement et leur souffrance dans différents discours. Ainsi, plusieurs lycéens deviennent à ce moment des représentants de la lutte contre les armes à feu. Emma Gonzalez, une jeune fille de 18 ans en fait partie.

Elle milite pour le contrôle des armes à feu, après avoir échappé à la mort en se cachant dans l’auditorium du lycée. Elle prononce en ce jour un discours de 11 minutes fort en émotions où elle accuse Donald Trump et les hommes politiques, et critique les actions de la NRA.
Furieuse que le président esquive la question des armes en insistant sur les problèmes mentaux de Nikolas Cruz, Emma Gonzalez lui répond :
« It’s not a mental health problem, he would’nt have killed so many people with a knife ».
(Ce n’est pas un problème de santé mentale, il n’aurait pas tué autant de monde avec un couteau)
Elle s’en prend également aux hommes politiques qui parlent de vraie tragédie, mais reçoivent tout de même de l’argent de la NRA pour leur campagne.
« To every politician who is taking donations from the NRA, shame on you« .
(À tous les hommes politiques ayant reçu des dons de la NRA, honte à vous)
Et en effet, ils sont nombreux. L’organisation Everytown for Gun Safety présente tous les membres du Congrès qui ont reçu de l’argent de la NRA, dans une double page acheté dans le célèbre magazine New York Times. Dans la page de droite, on observe en titre “Ces membres du Congrès prennent l’argent de la NRA, mais refusent de légiférer sur les armes à feu ». Sur trois colonnes sont inscrits les prénoms, numéros de téléphone des représentants, ainsi que la somme que leur a versée la NRA, pouvant aller jusqu’à 800.000 dollars.

Le président n’échappe pas à la règle, et la jeune Emma Gonzalez ne manque pas de le remarquer : « If the President wants to come up to me and tell me to my face that it was a terrible tragedy […] and maintain telling us how nothing is going to be done about it, I’m going to happily ask him how much money he received from the National Rifle Association. I already know. Thirty million dollars. And divided by the number of gunshot victims in the United States in the one and one-half months in 2018 alone, that comes out to being $5,800. Is that how much these people are worth to you, Trump? ».
(Si le président me dit en face que c’était une terrible tragédie (…) et qu’on ne peut rien y faire, je lui demanderai combien il a touché de la National Rifle Association. Je le sais déjà : 30 millions de dollars. Et divisé par le nombre de victimes par balles aux Etats-Unis en 2018 seulement, cela fait 5 800 dollars. C’est ce que valent ces gens pour vous, Trump ?)
Cameron Kaksy, un autre étudiant s’est quant à lui fait remarqué durant le débat le soir même. C’est lui qui osa défier Marco Rubio en lui demander s’il acceptait de ne plus recevoir d’argent de la NRA. Il est le fondateur du mouvement Never again, militant pour le contrôle des armes à feu.

David Hogg était aussi présent lors de la fusillade, et s’est caché dans un placard avec ses camarades.

En attendant les secours, il sort son portable et enregistre les réflexions de ses camarades sur le contrôle des armes, qu’il transmet en direct. Son enregistrement est publié sur différentes plateformes par la suite.
« It opened my eyes : we need more restrictions in our country »
(Ça m’a ouvert les yeux : nous avons besoin de plus de restrictions dans notre pays)
Lors d’un interview par la chaîne CNN, il explique que filmer les réactions de ses camarades était réfléchi, il voulait faire entendre leur voix : « Because I realized that if I died, and if everyone else around me died, I wanted to have our voices heard » (parce que je me suis rendu compte que si je mourrais et que tout le monde autour de moi mourrait, je voulais faire entendre notre voix.)
Il a donc réussit à obtenir des témoignages, qui ont l’air de faire ouvrir les yeux à certains : « Be taken for target in my school, with my clasmates and my teachers, it’s definitly eye-oppening to the fact we need more gun control in our country » (Être prise pour cible, dans mon école avec mes camarades et mes enseignants, ça m’a ouvert les yeux : nous avons besoin de plus de restrictions dans notre pays.) avoue une jeune fille. « I wanted to learn how to hunt, I was always fascinated by guns, but this experience was so traumatizing tot he point where now I can’t even fathom the idea of a gun in my house. » (Je voulais apprendre à chasser. J’ai toujours été fasciné par les armes, mais cette expérience était traumatisante au point que je n’imagine plus avoir une arme chez moi) confie un autre.
David Hogg publie sans hésitation des remarques face à la perpétuelle inaction du président, et invite les personnes à aller voter et se lever. « We must stand up, go to the polls, speak to our legislators and educate ourselves. So, as American citizens, unite and stand in front of the division […]for the lives of millions of schoolchildren ».
(Nous devons nous lever, aller voter, parler à nos législateurs et nous éduquer. […] Alors, en tant que citoyens américains, unissez-vous et tenez-vous debout face à la division […], pour la vie de millions d’écoliers.)
Les jeunes utilisent principalement les réseaux sociaux pour parler de leur traumatisme, ainsi que leur point de vue sur les législations.
Le lendemain du rassemblement à Fort Lauderdale, les lycéens appellent la population à la “Marche pour nos vies”, une manifestation visant d’après le site de la manifestation à « demander qu’une proposition de loi complète et efficace soit immédiatement présentée au Congrès » afin de “régler les problèmes de violence par les armes qui sont généralisés dans notre pays ».


La manifestation, rassemblant plus d’un million d’américains a lieu le samedi 24 mars à Washington D.C. Il s’agit de la plus grande manifestation contre les armes à feu de l’histoire des États-Unis.
Des milliers d’adolescents sont rassemblés dans la grande avenue partant de la Maison Blanche jusqu’au Capitole, de grandes pancartes en mains où l’on peut voir inscrit des phrases comme : “Protect kids, no guns”, “Arm teachers with resources, not guns”, ou le slogan “Never again”.

En fait, il n’y a pas que dans cette ville que les personnes ont manifesté : plus de 800 marches ont eu lieu dans d’autres villes des États-Unis comme Los Angeles, New, York, Boston ou Chicago, et aussi d’autres villes du monde entier.
De nouveaux, plusieurs rescapés passent au micro, et reparlent de la fusillade devant la foule criant par moment des “never again”. Emma Gonzalez est présente, et rend d’une voix bouleversante un hommage à ses camarades décédés durant la fusillade. Ensuite, elle garde le silence pendant 4 minutes 30, de même pour la foule bouleversée. Pour finir, elle conclut : “Fight for your lives before it’s someone else’s job »(Battez vous pour vos vies avant que quelqu’un d’autre fasse le travail.), suivi des cris de la foule.
Cameron Kasky, aussi présent, s’adresse à la foule d’une voix ferme : « Welcome to the revolution ! « (Bienvenue à la révolution !) dit-il. Il affirme que ce genre de manifestation ne risque pas de disparaître, car il s’agit seulement du début, et qu’ils sont le changement. “If you think today is good, just wait for tomorow“(Si vous pensez qu’aujourd’hui est un beau jour, attendez demain )
On retrouve aussi David Hogg, qui parle beaucoup du vote, qu’il ne faut pas rester dans l’inaction.
“We will make sure that the best candidates for our elections present themselves not as politicians, but as Americans “(Nous allons nous assurer que les meilleurs candidats à nos élections se présentent non pas en tant que politiciens, mais en tant que Américains) dit-il. Il assure qu’ils ne s’arrêteront pas tant que les Américains ne se sentiront pas en sécurité, et il faut d’après lui qu’ils restent unis.
“Let’s put the United State above the NRA”
(Mettons les États-Unis au dessus de la NRA)
La petite fille de Martin Luther King, Yolanda Renee King était présente ce jour là et, seulement âgée de 9 ans, elle prononce un discours. Elle rappelle le souhait de son grand-père « his four little children would not be judged by the color of their skin, but by the content of their character » (que ses 4 petits enfants ne soient pas jugés sur la couleur de leur peau mais sur leur personnalité), et ajoute le sien “ Enough is enough !That this should be a gun-free world. Period. (Trop c’est trop ! Ce monde doit être débarrassé des armes, point final !), suivie par une salve d’applaudissements.

De nombreuses personnalités étaient présentes ce jour, dans différentes villes pour manifester avec la population. Certaines se mêlent à la foule, comme Paul McCartney ou Georges Clooney, d’autres montent sur scène pour chanter comme Miley Cyrus, Demi Lovato ou Ariana Grande.

C’est aussi financièrement que certains décident d’aider l’organisation, avec une aide de 500 000 dollars, comme le réalisateur Steven Spielberg, George et Amal Clooney, ou la marque Gucci.
Beaucoup d’autres célébrités, malgré leur absence, ont montré leur soutien par les réseaux sociaux. Certains repostent les discours des jeunes, d’autres des photos du slogan “March for our lives” ou “Protect kids, no guns”.



La question que nous nous posons tous maintenant est : est-ce que ça a changé quelque chose ?
En fait, plusieurs changements ont été observé par la suite, mais assez minimes.
Premièrement, le 9 mars 2018, une loi est instaurée en Floride, nommée “Marjory Stoneman Douglas High School Public Safety Act”. Elle impose une interdiction d’avoir une arme avant 21 ans et interdit les bump stocks. Il faut également attendre trois jours avant de pouvoir se procurer un fusil, et la police est en droit de prendre provisoirement une arme à quelqu’un qui a été jugée dangereuse ou instable. Le personnel des établissements scolaires est autorisé à porter une arme dissimulée, et ils doivent être entrainés pour pouvoir protéger les élèves en cas d’attaque. Des zones de refuges sont recommandées dans les classes, endroits dans les coins de la pièce qu’on ne pourrait pas voir depuis le couloir. On observe que pratiquement toutes ces conditions correspondent à ce que pensait mettre en place le président (et qu’il n’a finalement pas instauré).
L’école Marjory Stoneman Douglas oblige en plus les élèves à porter des sacs à dos transparents, avec une étiquette inscrivant le nom de l’élève et à avoir toujours leur carte d’identité sur eux. Autant il y’en a qui apprécient les mesures prises pour la sécurité des élèves, autant d’autres trouvent ces obligations trop peu importantes.


Pour répondre à la question posée, et bien il y a eu très peu de changements concernant les lois contre les armes aux États-Unis. Cette fusillade, ces morts, ces jeunes et ces manifestations n’ont aboutis à aucune réelle réglementation générale. Quelques mois après, le 18 mai 2018, une nouvelle fusillade survient dans le milieu scolaire à Santa Fe et fait 10 morts. Emma Gonzalez et beaucoup d’autres personnes adressent tout de suite leur condoléances et leur soutiens aux élèves.

Certaines entreprises décident après tous ces évènements de ne plus avoir aucun contact avec la NRA, comme la fait la First National Bank of Omaha, pour en partie rassurer les clients et soutenir des lois plus sévères.

En ce qui concerne les jeunes faisant partis du mouvement “March for our lives”, ils ne se sont pas arrêtés à la manifestation de Washington. Ils lancèrent par la suite une tournée nommée “Road to change” dans tout le pays afin de persuader les jeunes de leur génération à aller voter pour les candidats anti-armes, et à s’inscrire sur les listes électorales, en vue des élections mi-mandat de novembre (4 millions d’américains auraient la majorité durant cette année 2018, et pourraient ainsi aller voter). Malheureusement, ça n’a pas beaucoup abouti. Durant les élections primaires, les candidats pro-armes sont élus, et on ne compte pas beaucoup de jeunes ayant votés, même en Floride. On trouve seulement des voies positives dans le Minnesota, où l’élu républicain Erik Paulsen s’est dit favorable à un contrôle plus strict après la fusillade.
En ce qui concerne les avis, ils restent toujours mitigés : certains veulent abolir complètement le 2e amendement, d’autres veulent juste des contrôles plus stricts et certains n’en veulent aucun.
Les jeunes engagés continuent toujours à donner leur avis et à essayer de persuader les autres de céder à leur cause par les réseaux sociaux, aidés de certains magazines ou chaînes de télévisions qui essayent de raconter leur histoire et leurs objectifs, comme le New York Time le fait en rendant une sorte d’hommage aux survivants des fusillades ayant eu lieux ces dernières années.

Lien de l’article : http://nymag.com/intelligencer/2018/10/school-shooting-survivors.html?utm_campaign=nym&utm_source=tw&utm_medium=s1
Chacun montre combien il a été marqué à sa manière, en votant, en proposant des restrictions, ou en faisant de l’art comme l’a fait ce père qui a perdu son fils durant la fusillade :


D’une manière ou d’une autre, les États-Unis entiers ont été marqué et touché par cette fusillade qui a entraîné divers débat. Des personnes changent d’avis, se rendent mieux compte de ce que représentent les armes, tandis que d’autres restent ancrés sur leur position. Pour le moment, les changements restent très faibles, ne donnant pas l’impression d’une prochaine restriction et principalement causés du fait que les armes sont ancrées dans leur culture depuis bien trop longtemps.
Mais les anti-armes n’abandonnent pas, bien décidés à montrer à leur pays que les armes auront un jour une plus grande répercussion qu’ils ne le pensent, et à supprimer cet objet de la mort, dont encore 357 millions circulent à travers les États-Unis.
« Work hard for everything. Put one foot in front of the other and keep going, day by day, moment by moment. You always have a chance to be building something, working on something, pushing something up the hill, practicing every day rain or shine, in the mood or not. It’s not easy, but you have to keep trying, keep failing and having goals and pushing them ahead every day. »
Jimmy Fallon à la remise des diplômes des étudiants de Parkland